Articles avec le tag ‘évolution’

Un Hors Série « GEO Savoir » pour s’instruire sur l’évolution

Géo-Savoir-Hors-Série-N-5-Février-Mars-2013Les revues de qualité et accessibles au grand public sur le thème de l’évolution sont assez rares pour être signalées.

C’est le cas de ce numéro spécial de GEO Savoir de fev-mar 2013 : « Evolution, les 4 premiers milliards d’années : de la cellule primitive à l’apparition des mammifères »

Le magazine n’aborde pas directement l’évolution humaine comme son titre l’indique bien, mais retrace sous forme d’une saga didactique et palpitante, l’épopée de la vie sur notre planète depuis son origine supposée il y a 3,5 milliards d’années.

Magnifiquement illustrée, dans un langage simple et accessible, la revue aborde le thème de l’évolution sous le seul couvert des faits scientifiques actuels sans jamais quitter le terrain de la science. Aucune allusion philosophique ou métaphysique ne vient entacher les différentes articles qui s’enchaînent selon la chronologie connue de l’évolution.

Les hypothèses les plus probables sont abordées pour tenter d’expliquer les mécanismes de la vie à la lumière des connaissances actuelles. Naissance de la vie unicellulaire le long des cheminées hydrothermales des fonds océaniques, division cellulaire, apparition des premiers virus, des bactéries, « le miracle » de la photosynthèse développant l’oxygène, le développement des algues et des plantes, l’appariation du monde animal, des vertébrés, passage du monde aquatique au monde terrestre, les fameux dinosaures et l’arrivée tardive des mammifères aboutissant à l’homme.

Quelques zooms intéressants permettent de décrypter des thèmes passionnants : Apparition du noyau dans les cellules, de la reproduction sexuée, le principe de la croissance des organismes.

D’autres apportent des réponses sur des questions souvent posées sur des contradictions apparentes de la théorie de l’évolution comme par exemple le fait que certaines espèces se ressemblent sans être pour autant apparentées alors que d’autres plus proches apparaîtront comme très différentes.

Bref une lecture à recommander à tous ceux qui ne maîtrisent pas forcément ces sujets et qui ne souhaitent pas investir dans des ouvrages spécialisés trop complexes ou trop volumineux.

« Le miracle de l’herbe: comment faire pousser une planête? » en replay sur France 5

Un documentaire de la BBC sur l’évolution des plantes et ses conséquences sur l’environnement. La suite du premier épisode sur le même rythme (assez lent), et avec des images et une réalisation très réussies.

« L’histoire des végétaux commence bien avant l’apparition de l’Homme : on a trouvé des traces d’herbes dans des excréments… »

 

Réflexions Pédagogiques sur Genèse (2/2)

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Continuons notre série Réflexions Pédagogiques sur Genèse 1-3. Nous essayons ici de donner un résumé succinct des éléments essentiels de  notre compréhension des récits fondateurs de la Genèse.

Dans la première partie de l’article, nous avions mentionnés les 4 points suivants, qui sont également résumés en quelques mots à la fin de cet article:

Point 1: Le choix du principe d’accommodation ou d’incarnation comme hypothèse de départ pour comprendre le rapport Bible-Science.

Point 2: Le choix du « genre littéraire » des récits fondateurs à la lumière du contexte socio-culturel et littéraire du POA.

Point 3: Le choix de prioriser les leçons théologiques et existentielles des récits fondateurs.

Point 4: Le choix de rééquilibrer la théologie de la création par rapport à la théologie de la rédemption.

J’aimerais maintenant allonger la liste, avec 3 nouveaux éléments qui ont déjà été abordés dans le passé, mais sur lesquels j’aimerais revenir brièvement ici. L’objectif est de chercher une certaine cohérence dans les propositions, et de chercher une base commune de réflexion. Certes, ce qui suit résulte d’une herméneutique qui divergent de ce que l’ont rencontre habituellement chez les évangéliques, mais je demeure dans la soumission totale aux Écritures pleinement inspirés. J’espère surtout combler le fossé entre l’église et la société, entre la science et la foi. Et limiter les obstacles à la présentation du message central : Christ est ressuscité !

Les trois propositions suivantes concernent l’anthropologie, la doctrine de l’homme. D’abord, comme je ne réfléchit plus le récit d’Adam et Ève à partir d’une compréhension historique et littérale, je vais tenter d’expliciter mon herméneutique. Qui est Adam ? Une première réponse sera donné au point 5: un « type de l’humanité et anti-type de Jésus-Christ ». Ensuite, comme j’adhère à la théorie de l’évolution, je me demanderai s’il est possible d’avoir une conception de l’homme qui soit dynamique et non statique ? Étant donné que le modèle traditionnel pense Adam comme quelqu’un qui a été créé parfait, d’un seul coup, immuable, pourrait-on penser l’homme être comme un être en croissance ? Finalement, après avoir inclus dans notre modèle anthropologique une perspective dynamique, nous inclurons au point 7 une perspective « existentialiste » s’opposant à la compréhension essentialiste d’Augustin et de Calvin sur Adam.

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« La Genèse et le génome : éléments de preuve génomiques d’un ancêtre commun à l’être humain et au singe et taille des populations ancestrales d’hominidés » (partie 1)

Introduction (Pascal Touzet : Professeur en génétique à l’Université de Lille)

adnNous allons commencer une série de billets tirée de l’article de Denis R Venema, intitulé « La Genèse et le génome : éléments de preuve génomiques d’un ancêtre commun à l’être humain et au singe et taille des populations ancestrales d’hominidés »,  publié originellement dans Perspectives on Science and Christian Faith en septembre 2010, et accessible sur le site de Biologos).

Dans cet article, Denis R Venema, Professeur associé et chef du département de Biologie de la Trinity Western University au Canada, illustre comment les données récentes en génomique comparative, discipline qui a pour objet de comparer les données sur les génomes de différentes espèces, ici l’homme et les grands singes, donnent des faisceaux d’arguments indépendants en faveur de l’hypothèse d’un ancêtre commun entre l’homme et les grands singes, conformément à la théorie de l’évolution biologique.

Commençons par le premier faisceau d’argument : l’homologie, ce qui correspond à la similarité (la ressemblance) que partagent deux séquences soit au niveau des gènes (des suites de nucléotides) ou de protéines (des suites d’acides aminés). Sous l’hypothèse de descendance par modification de la théorie de l’évolution biologique, deux espèces qui se sont différenciées récemment (c’est-à-dire qui ont un ancêtre commun récent), se ressembleront plus génétiquement que deux espèces dont l’ancêtre commun est plus ancien, car elles auront eu moins de temps d’accumuler des mutations génétiques. Elles montreront donc une plus forte homologie de séquence au niveau de leurs gènes.

D’autre part il faut bien comprendre que la séquence nucléotidique des gènes est traduite en séquences d’acides aminés pour donner les protéines. Cette traduction se fait à travers un dictionnaire (le code génétique) de « mots » de 3 nucléotides qu’on appelle les codons. On dit que le code génétique est redondant car il existe plusieurs codons possibles pour un acide aminé donné.

Bonne lecture !

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Comment Expliquer la présence du mal dans la Nature ? (2)

Suite de l’article http://cvablog.com/creationetevolution/?p=5938

Extrait du livre « The langage of Science and Faith » de Karl Giberson et Francis Collins.

quantum-image Quand l’évolution éclaire notre foi…

Cette partie m’a paru tellement intéressante – notamment avec son approche  de la physique quantique qui pose souvent des problèmes aux milieux croyants à cause de ses conclusions non déterministes (car s’appuyant sur des phénomènes aléatoires) – que je n’ai pas voulu l’estropier par un résumé trop concis, j’ai donc retranscrit ici la quasi totalité du texte.

J’espère que vous aurez le même plaisir que moi à découvrir ce texte qui amène le lecteur parfois retissant à l’évolution biologique telle qu’elle nous est présentée par la science, à y trouver en fait un allié (plutôt inattendu) pour progresser dans notre compréhension du pourquoi et de l’origine du mal.

Marc Fiquet.

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Les auteurs insistent sur le pouvoir créatif de la Nature :

En retraçant l’histoire de la formation de l’univers depuis le big bang, nous constatons par exemple l’implacable travail de la gravité qui partant d’un fourmillement de particules va petit à petit les agréger en structures cohérentes jusqu’à former des étoiles, galaxies, amas de galaxies etc… En quelque sorte, la gravité possède ce pouvoir de créer des étoiles à partir des atomes de base. Ce n’est pas à dire pour autant que la nature possède des intentions ou revêt un caractère personnel, mais nous constatons la remarquable capacité de la nature à faire des choses – souvent merveilleuses – sans assistance de l’extérieur. De la même manière que les marées ont sculpté les roches pour produire de véritables œuvres d’art naturelles, les mutations et la sélection naturelle ont sculpté les caractéristiques des espèces au fil des millénaires. Cette vue de la nature émane d’un concept théologique traditionnel qui nous fait comprendre que Dieu travaille aussi bien au travers des causes secondaires que premières.

Cette image va devenir des plus intéressantes quand nous constatons que plusieurs processus dans la nature exhibent une véritable imprédictibilité comparable à la liberté.

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L’évolution compromet-elle la moralité?

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L’article d’aujourd’hui est un extrait de l’essai de Loren Haarsma « L’évolution et la révélation divine: la synergie et non le conflit dans la compréhension de la moralité « . Dans cet essai, le Dr. Haarsma s’intéresse à une préoccupation troublante pour de nombreux chrétiens : si la science pouvait démontrer que la moralité est apparue au travers d’un processus évolutif, alors cela signifierait que nos fondations éthiques n’ont pas de statut objectif et ne contiennent aucune vérité absolue.

 

Le Professeur Haarsma répond que le principal problème dans cette façon de penser n’est pas que la science soit erronée, mais la logique sous-jacente à ce raisonnement est falacieuse. Décrire la façon (le comment) quelque chose existe n’est pas équivalent à décrire le pourquoi ultime. Les descriptions mécaniques du développement historique n’excluent pas nécessairement les explications théologiques, et elles ne permettent sans aucun doute pas de rejeter la possibilité d’une révélation divine personnelle au cours de l’histoire humaine.

 

Vous trouverez la version complète de l’essai du Dr Haarsma dans le livre Evolution and Ethics: Human Morality in Biological & Religious Perspective, édité par Jeffrey Schloss and Philip Clayton. Cet extrait est reproduit avec l’autorisation de l’éditeur, tous droits réservés.

Cet article est d’abord paru sur le site de la Fondation BioLogos (traduction française: Benoit Hébert)

 

 

 L’évolution compromet-elle la moralité?

Lorsque nous disposons d’une hypothèse scientifique qui explique comment telle ou telle chose ou phénomène est venu à l’existence, il est très tentant d’en déduire philosophiquement  la raison ultime pour laquelle cette chose existe. C’est ce que font Richard Dawkins (1976), Michael Ruse et Edward O. Wilson (1993) à propos de l’évolution de la morale humaine. D’un point de vue scientifique, ils avancent qu’une fois que l’homme a commencé à vivre au sein de grands groupes sociaux complexes, les individus dont les gènes les rendaient constamment égoïstes ont été punis par le groupe et ont donc eu moins de descendants que les individus dont les gènes les faisaient croire dans un code moral objectif. D’un point de vue philosophique, Ruse et Wilson (1993) écrivent : « La moralité, ou plus précisément notre croyance, sont principalement une adaptation mise en place pour améliorer notre vocation reproductrice. »

D’importantes théories scientifiques nous poussent à la réflexion théologique et philosophique. Dawkins, Ruse, et Wilson nous ont livré leurs conclusions. Mais les théories scientifiques sont souvent compatibles avec de multiples interprétations philosophiques et religieuses. Par exemple, les lois de Newton du mouvement et de la gravité permettent des interprétations théistes et athées.

Pour éviter les conclusions de Ruse et de Wilson, nous n’avons pas besoin de contredire leur hypothèse scientifique à propos de la façon (le « comment ») dont la moralité a évolué. Il nous suffit de nous opposer à l’extrapolation philosophique concernant leur réponse à la question : « pourquoi » la moralité existe-t-elle ? Même si nous adoptons une vision athée du monde, cette extrapolation est discutable. Donald MacKay (1965) y verrait un bel exemple de réductionnisme, “ce n’est rien que…”. Par exemple, on pourrait avancer l’idée qu’un sonnet de Shakespeare n’est rien que des  taches d’encre sur une page (MacKay 1965). Cette description est valide et complète au niveau auquel elle se situe ; pourtant, on peut aussi étudier le sonnet à un niveau linguistique, émotionnel, social, historique, et à d’autres niveaux encore. Si on est en train de programmer une imprimante à jet d’encre, le plus important est que les taches d’encres soient bien coordonnées pour former des lettres. Pourtant,  pour n’importe quel autre but, ce niveau de description est sans intérêt. De même, une description complète de l’existence de la moralité en termes de mécanisme évolutif n’invalide pas nécessairement la vérité, l’utilité et la signification d’autres niveaux d’explication de la moralité.

Si nous ne nous restreignons pas à un point de vue athée mais que nous envisageons l’existence d’un Créateur, l’extrapolation du « comment » la moralité au « pourquoi » la moralité existe prend une autre signification. Supposons qu’un inventeur construise un robot qui pourrait rendre bien des services : tondre la pelouse, nettoyer la maison, faire les devoirs, écrire des chapitres entiers de livres, etc….Ce robot peut aussi se dupliquer lui-même à partir des pièces détachées qui le constituent.

A chaque fois que l’inventeur a besoin d’un nouveau robot, il fournit à un robot les pièces détachées nécessaires et le robot en fabrique un nouveau. Parmi toutes les procédures programmées chez le robot, l’une d’entre elles est responsable de l’autoréplication du robot, y compris la réplication de la procédure d’autoréplication. Serait-il juste d’affirmer que le but de l’existence du robot consiste simplement à assurer sa propre réplication ? Toutes les autres procédures et les autres logiciels, par exemple ceux permettant la tonte du gazon, et d’autres encore ne sont-ils dédiés qu’à des fins de réplication des procédures d’autoréplication ?

A un certain niveau d’explication, les logiciels du robot servent bel et bien à la reproduction de ces procédures secondaires d’autoréplication. A un autre niveau d’analyse, pourtant, ces logiciels d’autoréplication servent au robot à produire plus de copies de lui-même. A un niveau encore supérieur, ces logiciels d’autoréplication servent au créateur du robot. Le créateur du robot aura bien le dernier mot concernant le niveau de description le plus fondamental de la situation.

Chez les hommes, la moralité existe-t-elle pour permettre la reproduction de certains gènes, ou bien ces gènes existent-ils pour permettre la production d’autres humains qui peuvent agir de façon morale ? Si les hommes ont un créateur, ce créateur aura bien le mot de la fin à la question de la signification ultime. Le mécanisme que le créateur a choisi pour fabriquer ces gènes, que ce soit à partir de rien ou par l’évolution, est secondaire. Le but du créateur en créant ces gènes est l’élément décisif.

 

Notes
  • Dawkins, Richard. 1976. Pp. 1-11 in The Selfish Gene. Oxford: Oxford University Press.
  • MacKay, Donald. 1965. Christianity in a Mechanistic Universe. Chicago: InterVarsity.
  • Ruse, Michael, and Edward O. Wilson. 1993. The approach of sociobiology: The evolution of ethics. InReligion and the Natural Sciences, ed. James E. Huchingson. Fort Worth: Harcourt Brace Javonovich.

Le Dr. Haarsma a un doctorat de l’Université d’ Harvard, et a effectué des recherches postdoctorales dans le domaine des neuro-sciences. Son domaine de recherche actuel est l’électrophysiologie des cellules et la modélisation informatique de la complexité auto-organisée. Il a écrit et a donné de nombreuses conférences à propos de plusieurs sujets concernant la science et la théologie, il est le coauteur du livre Origins: Christian Perspectives on Creation, Evolution, and Intelligent Design

Sortie du livre de Pascal Touzet : « Création et évolution. De la confrontation au dialogue »

Sortie du livre de Pascal Touzet : Création et évolution. De la confrontation au dialogue, dans la collection Croire pocket, une co-édition des GBU. (Prix 6 euros).

 

Pocket_Creation_evolutionCe livre est le deuxième d’une série de trois volumes traitant de la question de la science et de la foi dans la collection Croire pocket.

Le premier étant intitulé « Dieu, l’homme et le cerveau. Les défis des neurosciences » de Peter Clarke, neurobiologiste, et le troisième « Du Big Bang à l’humanité. Et Dieu dans tout cela ? » de Pierre North, astrophysicien.

 

Chacun de ces auteurs fait la synthèse des connaissances scientifiques de son domaine d’expertise, dans un format concis et vulgarisé, pour ensuite entrer en dialogue avec la foi chrétienne.

Dans mon livre, je propose au lecteur de suivre mon itinéraire personnel, pour trouver un chemin de dialogue entre l’évolution biologique et la foi chrétienne. Après une description succincte de ce qu’est l’évolution et des faits qui l’attestent, je décris les différentes approches possibles du débat entre le récit biblique et le récit scientifique pour proposer une vision cohérente du monde et des pistes de réflexion sur les questions suivantes :

- comment relier sélection naturelle et amour de Dieu ?

- comment comprendre l’imperfection apparente du monde, ce « bricolage » (pour reprendre une expression de François Jacob)?

- comment concilier hasard dans l’évolution et souveraineté de Dieu ?

- et Adam dans tout ça ?

- la place de l’homme de la création

- Comment Dieu agit dans le monde ?

 

Plus d’infos sur http://www.publicroire.com/croire-pocket/30/3e-trimestre-2012-creation-et-evolution-science-et-foi-ii

 

Pascal Touzet

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Création de l’association « Science & Foi Chrétienne »

Voeux2013

Chers lecteurs réguliers ou occasionnels de ce blog, j’ai une très bonne nouvelle à vous annoncer : nous allons pouvoir communiquer plus efficacement à propos de l’harmonie entre la science et la foi, grâce à la création d’une association Loi 1901 intitulée « Science & Foi Chrétienne ».

 

assoc

Son unique objectif est de diffuser et de partager sur l’accord souhaitable et même nécessaire entre la science et la foi en nous servant de tous les moyens de communication mis à notre disposition.

 

Cette association fixera également le cadre juridique indispensable à l’usage d’une généreuse subvention accordée par la Fondation BioLogos (profession de foi visible ici) qui nous permettra de mener à bien notre projet et de l’étendre à l’ensemble de la francophonie.

 

Projets

Nous allons donc pouvoir vous proposer des services plus attrayants : un site internet unique (le site science et foi et le blog vont fusionner) plus pédagogique et accessible dans son usage, des publications d’articles nouveaux, des productions de vidéos, de cours, de livres, l’animation d’expositions et de conférences. Tous ces projets s’étaleront sur plusieurs années.

 

Equipe

C’est un travail d’équipe et j’aimerais vous présenter ceux qui m’accompagneront dans cette aventure. Vous les connaissez pour la plupart car ils sont déjà actifs sur le blog. Ils sont tous très importants à la réussite de notre vision.

 

Marc Fiquet, Responsable Informatique rompu à la direction de projets d’envergure est le « producteur exécutif » efficace et indispensable à la bonne marche d’un projet de cette ambition. Il est déjà sur ce blog,  un auteur très apprécié pour sa perspicacité, son intégrité intellectuelle et spirituelle.

 

Pascal Touzet, Professeur en génétique à l’Université de Lille est notre référence en matière de biologie évolutive. Il est aussi co-responsable d’une église protestante évangélique à Lille. Pascal a été le premier à entrer en partenariat avec moi il y a plusieurs années maintenant, alors que je créais le site « science et foi » dans une version beaucoup plus rudimentaire que sa forme actuelle ! Depuis, Pascal a écrit des articles dans différentes revues protestantes, ainsi que participé à la rédaction de plusieurs ouvrages.

 

Roger Lefèbvre, ingénieur en agronomie tropical de formation et pasteur à Ath en Belgique par vocation est notre doyen. Je le connais depuis plusieurs années déjà. Il a été l’un des premiers auteurs à publier sur ce blog. Roger nous fait profiter de sa longue expérience spirituelle et pastorale. Chacun a pu apprécier son style direct et chaleureux, ses réflexions pleines de bon sens.

 

Bruno Synnott est le « théologien » de l’équipe, même si sa modestie souffrira de ce qualificatif. Résidant au Québec, titulaire d’une maitrise en théologie pratique, pasteur de jeunesse et exerçant les soins pastoraux en milieu hospitalier à Montréal, Bruno est aussi passionné de théologie et de philosophie. Vous avez déjà pu apprécier la profondeur, l’originalité de ses articles à propos de la question si difficile du péché originel, de l’origine du mal, de l’influence de la pensée grecque sur celle d’Augustin et donc la nôtre…

 

Benoit Hébert. Vous retrouverez les informations me concernant sur la page « A propos » du site sienceetfoi.com : http://www.scienceetfoi.com/a-propos/benoit-hebert.html

 

Equipe SFC

Objectif

Nous souhaitons donc informer le plus grand nombre de croyants et de non croyants des progrès scientifiques et théologiques spectaculaires concernant les origines, et par là montrer que la vision chrétienne du monde ne s’oppose pas aux découvertes de la science moderne, mais la complète pour aboutir à une vision globale de la réalité matérielle et spirituelle. Nous ne sommes pas dans une démarche qui chercherait à soumettre la science à la théologie pas davantage que la théologie à la science. Nous pensons que ces deux domaines de la connaissance peuvent dialoguer sereinement et ainsi s’enrichir mutuellement. La science nous permet d’affiner notre interprétation de la Bible et la vision chrétienne du monde donne une cohérence aux principes de base non démontrables indispensables à toute activité scientifique : le monde est ordonné, les humains ont (au moins en partie) la faculté et la vocation de découvrir cet ordre.

 

Collaboration

Nous continuerons de travailler avec ceux qui nous ont fait confiance en permettant la traduction de leurs articles : Denis Lamoureux (Canada), Alister Mc Grath (Angleterre), Loren et Deborah Haarsma (E.U.)…et bien sûr tous les contributeurs du site de la Fondation BioLogos. En francophonie, Josepha Faber Boitel nous enrichira de ses réflexions et de son expérience dans la publication d’ouvrages. Nicolas Ray, expert en génétique humaine à l’Université de Genève nous éclairera de ses compétences.

 

Traduction

Nous avons besoin de traducteurs anglais-français, bénévoles ou non. Si donc vous êtes intéressés par un travail de traduction, ponctuel ou plus conséquent, n’hésitez pas à nous contacter en utilisant le formulaire contact du site Science et foi.

J’en profite pour remercier Christophe et Jonathan pour l’excellent travail bénévole accompli dans ce domaine.

 

Conclusion

Pour conclure, je suis profondément reconnaissant à Dieu pour cette aventure qui se poursuit et prend une nouvelle dimension. Merci pour cette équipe et pour chaque contribution. Je n’aurais jamais imaginé que le modeste site que j’avais mis en ligne il y a plusieurs années déjà pour répondre à un besoin que je sentais pressant prendrait un jour une telle ampleur et serait visité par des dizaines de milliers de personnes.

 

Notre désir est que l’Eglise de Jésus-Christ soit correctement informée et équipée pour relever les défis intellectuels et spirituels du 21ème siècle !!

 

********************* TOUTE l’EQUIPE SE JOINT A MOI POUR VOUS SOUHAITER UNE EXCELLENTE ANNEE 2013 RICHE EN NOUVELLES DÉCOUVERTES ÉDIFIANTES ! *********************

Comment expliquer la présence du mal dans la Nature ? (1)

thelangageofscienceandfaithFrancis Collins que nous avons déjà lu dans « de la génétique à Dieu » signe en guise de suite, un ouvrage remarquable en collaboration avec Karl Giberson : « The langage of Science and Faith ».

Rédigé à partir de questions posées (FAQ) sur le site de Biologos.org, il traite donc des interrogations que se posent en général les croyants qui s’intéressent aux origines de l’homme et de l’univers. La complémentarité du biologiste et du physicien donne un éclairage toujours pertinent qu’il s’agisse de traiter de la théorie de l’évolution ou de celle du big-bang.

 

 

J’ai choisi de partager leur réflexion sur l’origine du mal car elle me semble réellement intéressante à bien des égards pour ne pas dire originale et est traitée avec l’équilibre, le recul et la sincérité qui caractérisent les écrits de Collins.

 

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LA BIBLE ET LA THEORIE DE L’EVOLUTION : commentaires sur une conférence d’André Eggen

LA BIBLE ET LA THEORIE DE L’EVOLUTION

 

2 points de vue

 

Le 13 octobre dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence d’André EGGEN sur le thème : « Bible et science au 21eme siècle«   – avec comme sous-titre : « face à la science, la bible a-t-elle encore une place, une influence dans la société d’aujourd’hui ? ».

J’avais hâte d’écouter cet orateur, non pas à cause de ses différentes altercations avec la presse nationale (je vous laisse faire ces recherches sur votre moteur favoris) mais par le fait qu’un biologiste de ce niveau (certes chrétien) puisse afficher sans encombre des convictions créationnistes les plus strictes, à savoir : maintenir un mur infranchissable entre les espèces et soutenir l’idée d’une terre jeune (<10 000 ans).

 

L’argumentation d’un scientifique spécialiste en génétique face aux évidences de la théorie de l’évolution, m’interpellait sincèrement.

J’étais donc partagé entre un sentiment de fascination mais à vrai dire également de prudence tant toutes mes lectures et échanges émanant de « la pensée créationniste » m’avaient plutôt déçu par leurs  arguments scientifiques non convaincants mais surtout par leurs préconçus théologiques évidents.

 

J’ai énormément apprécié André par son attitude posée, sa capacité à répondre aux avis contraires sans esprit de polémique.

Mais j’avoue avoir été frustré par sa démonstration, et c’est en toute amitié que je voudrais montrer ici pourquoi.

Je vais tenter de retranscrire les idées principales de la présentation sur la base de mes notes. Je pense ne pas avoir trop déformé les propos du conférencier.

Il est bien entendu qu’André Eggen dispose d’un droit de réponse ou de correction que nous pourrons publier dans ces colonnes s’il ne désire pas intervenir directement dans les commentaires.

 

Il nous parait important de montrer que le monde chrétien et en particulier évangélique n’est pas dans l’obligation d’opposer ses convictions religieuses à la science contemporaine.

Je vous propose donc de comparer par une mise en parallèle, le schéma de pensée présenté par André Eggen fidèle au modèle « créationniste », à celui que nous défendons ici et sur le site scienceetfoi.com et que nous pourrions qualifier de « science et foi en harmonie » .

Nous avons collaboré avec Benoit à la rédaction de cette réponse, vous trouverez des liens permettant à chacun de creuser ces questions qui dépassent le cadre d’une simple conférence ou d’un seul article. Nous voudrions souligner que si nous prenons la liberté de citer également en référence des sites rationalistes sans aucune étiquette religieuse, c’est bien parce qu’ils adressent des questions purement scientifiques et jouissent d’une bonne presse sur les thèmes qu’ils traitent, il ne s’agit en rien d’une provocation envers les propos ou l’approche développés par l’orateur.

Il est bien entendu que nous ne nous associons pas aux conclusions matérialistes qui peuvent malheureusement encore  être trop fréquentes de la part de certains de ces média, faisant ainsi de la science un médiateur malhonnête pour servir leurs propres convictions antimétaphysiques, notre responsabilité est cependant de savoir juger du résultat qui découle d’une véritable démarche scientifique sans être tenté de jeter le bébé avec l’eau du bain.

 

Merci de garder en arrière plan que le but de cet article n’est pas d’alimenter la polémique ou de s’opposer à tout prix et par principe à un courant de pensée pour lui en supplanter un autre; l’objectif s’oriente plutôt à montrer que la vision présentée lors de cette conférence d’André Eggen n’est pas la seule possible, ni pour le croyant, ni pour le non-croyant. Le choix de la science ne se fait pas au détriment de celui de la foi et vice versa.

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