Archive pour mars 2012

« Les gènes méditerranéens d’Ötzi »

Un article de François Savatier de Pour la science

« Le génome d’Ötzi, le célèbre « homme des glaces », vient d’être entièrement séquencé. Les analyses suggèrent qu’Ötzi appartenait à la première vague de paysans néolithiques méditerranéens, dont les traces génétiques semblent s’être partiellement maintenues en Corse et en Sardaigne. »

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« Fossilisé en plein vol »

Un article de François Savatier de Pour la science

« Il y a quelque 120 millions d’années, un petit ptérosaure était en train d’avaler en vol le petit poisson qu’il venait de pêcher. Il a brusquement été happé par un poisson carnivore qui s’est ensuite pris dans sa membrane alaire… Les trois animaux sont morts et se sont fossilisés ensemble. »

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A voir en replay sur France 5

Décidément, nous sommes gâtés en terme de reportage scientifique concernant l’évolution!

La morsure du dragon de Komodo

« Les scientifiques l’ont découvert il y a seulement un siècle, mais l’évolution du dragon de Komodo, la plus grande espèce vivante de lézard, remonte à des millions d’années. Grâce aux nouvelles technologies, la science commence à dévoiler les secrets de la survie de ce mystérieux animal. »

Prédateurs de la préhistoire: le cochon tueur

« L’entélodonte était le plus gros carnivore il y a environ trente millions d’années. En analysant des ossements ainsi que des empreintes fossilisées et en les comparant à celles d’autres prédateurs de l’époque, des paléontologues américains sont parvenus à dresser son portrait. Massif, cet animal pouvait selon eux dépasser un mètre au garrot et aurait possédé une forte musculature. Ses puissantes mâchoires semblent avoir été pourvues d’une dentition impressionnante, indiquant ses habitudes de chasseur, de carnivore et de charognard. Des spécialistes le décrivent comme un mélange de cochon géant, d’ours et de hyène. »

 

Et le péché originel dans tout ça? (2)

Nous reprenons notre exposition de la pensée de Denis Lamoureux à propos de quelques questions que beaucoup de chrétiens se posent concernant les conséquences du polygénisme :

 

« Il est certain que le polygénisme graduel est une notion dérangeante pour la plupart des chrétiens. Ceci suscite très souvent trois objections en ce qui concerne la compréhension de l’origine de l’homme. Toutes ces questions sont légitimes, mais ont toutes trois une réponse :

 

  • Si Adam n’a jamais existé, alors il n’a pas péché et il n’était pas nécessaire que Jésus meure sur la croix.

Pour les partisans de la « création évolutive », le but central de Genèse 3 est de nous révéler que tous les hommes sont des pécheurs. C’est pourquoi tous ont besoin d’être rachetés par le sang de l’Agneau. Le péché est bien une réalité, même pour ceux qui sont convaincus du polygénisme graduel, et le péché est bien entré dans le monde au cours de l’évolution. Pourtant, cette entrée n’est pas due à un seul événement ponctuel de rébellion commis par un seul homme.

 

  • Si nous ignorons exactement quand l’image de Dieu et le péché sont « entrés dans le monde », alors ces caractéristiques spirituelles n’existent pas.

 

Cette objection trouve une réponse dans l’analogie avec le développement embryologique de l’homme. Si nous ignorons quand exactement chacun d’entre nous commence à porter l’image de Dieu et quand nous devenons pécheurs, alors ces caractéristiques n’existent pas. Bien sûr, aucun chrétien ne peut être d’accord avec une telle affirmation. Le fait que la Bible ne nous révèle pas quand chacun d’entre nous commence à manifester ces caractéristiques spirituelles ne remet pas leur réalité en cause. Pour les chrétiens qui acceptent le polygénisme graduel, l’image de Dieu dans l’homme et son péché sont des principes non négociables de la foi chrétienne.

 

  • Si les caractéristiques spirituelles humaines se sont développées pendant de nombreuses générations, alors la destinée éternelle des créatures « de transition » est problématique.

 

Déterminer la destinée éternelle de n’importe qui est la prérogative de Dieu, pas la notre. Le développement dans le sein maternel nous fournit là encore un éclairage intéressant. A peu près 50% des œufs fertilisés n’aboutiront pas à un enfant. Quel est donc leur statut éternel ? Voilà une autre bonne question, clairement dans le domaine du mystère. De même, la destinée éternelle de créatures disparues, dont certaines ont manifesté des comportements religieux modestes est au-delà de la compréhension humaine mais n’est pas un problème insurmontable pour ceux qui sont convaincus par le polygénisme graduel.

 

En respectant tout à la fois les limites de la science et celles de la Bible, nous pouvons avoir une approche cohérente des origines de la spécificité humaine. Libre de tout concordisme scientifique et historique dans notre lecture des récits inspirés de la création, nous n’avons pas besoin de considérer que l’image de Dieu et que le péché de l’homme sont apparus dans des événements historiques ponctuels. Ces caractéristiques sont au contraire apparues de manière mystérieuse et graduelle au cours de l’évolution de l’homme. Malgré nos limites intellectuelles pour comprendre pleinement leur entrée dans le monde, deux croyances fondamentales demeurent : nous sommes les seules créatures à l’image de Dieu, et nous sommes les seules à avoir besoin d’un Sauveur. »

 

Vous vous en doutez, tous les penseurs évangéliques ne sont pas d’accord avec cette façon de voir. C’est en particulier le cas de Tim Keller, célèbre pasteur à Manhattan qui accepte l’évolution, et a écrit à ce sujet un article paru sur le blog de la fondation BioLogos.

 

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Voici quelques extraits significatifs.

 

« Certains diront : « Même si nous ne pensons pas qu’il y ait eu un Adam litéral, nous pouvons accepter les enseignements de Genèse 2 et de Romains 5, c’est-à-dire que tous les hommes ont péché et  peuvent être sauvés au travers de Christ. Les enseignements de base sont intacts, même si nous n’acceptons pas l’historicité d’Adam et Eve. » Je pense que c’est trop simpliste.

[…]

 

Si vous ne croyez pas que la « chute » de l’humanité est un événement historique unique, quelle est l’alternative ? Vous pourrez suggérer que certains hommes ont commencé à s’éloigner de Dieu, en exerçant leur libre arbitre. Mais alors, comment le péché s’est-il répandu ? Simplement par un mauvais exemple ? Cela n’a jamais été l’enseignement Chrétien  traditionnel de l’église de la doctrine du péché originel. Nous n’apprenons pas le péché des autres, nous héritons d’une nature pécheresse. Alan Jacobs, auteur du grand livre Le péché originel : une histoire culturelle, affirme que quiconque tient à la vue classique d’Augustin du péché originel doit croire que nous sommes « programmé » pour le péché ; nous n’avons pas simplement appris le péché au travers de mauvais exemples. Cette doctrine nous apprend aussi que cette situation ne faisait pas partie de notre nature initiale, mais que nous sommes tombés d’un état d’innoncence. Un autre problème surgit si vous rejetez l’historicité de la chute. Si certains hommes se sont éloignés de Dieu, pourquoi d’autres n’auraient-ils pas résisté et qu’ainsi certains groupes auraient été moins pécheurs que les autres ? Alan Jacobs insiste dans son livre pour affirmer que la condition égale de pécheurs de toute la race humaine est fondamentale dans la vision traditionnelle. »

 

J’ai apprécié le livre de Tim Keller, « La raison est pour Dieu », mais je dois reconnaître que les arguments qu’il avance ici, bien que très répandus ne me convainquent pas. La solution qu’il propose pose plus de problèmes qu’elle n’en résout véritablement. Nous auront l’occasion d’en reparler ! Stay tuned !

A voir en replay sur france 5 : « Prédateurs de la préhistoire »

« Le mégalodon, une espèce de requin, fut le plus grand prédateur que l’océan ait jamais connu. A partir des seules traces que l’océan ait laissées de cet animal, des dents et des vertèbres, une équipe de scientifiques a tenté de reconstituer l’animal et de mieux comprendre sa forme, sa taille et son comportement. Les scientifiques s’appuient également sur l’étude des requins existant encore à l’heure actuelle. Le mégalodon est en effet l’ancêtre du requin blanc. Ce documentaire tente de comprendre l’extension de cet impressionnant prédateur il y a deux millions d’années. »

Voir le documentaire, attention les dents!!

Attention, contrairement au commentaire sur le site de France 5, il s’agit bien d’un reportage sur les requins préhistoriques et pas sur les « terror raptors » auxquels j’ai d’ailleurs fait allusion lors de notre dernière après midi de cours bibliques à Valenciennes.

Je suis d’ailleurs impatient de voir une reconstitution de l’histoire de ces « oiseaux de la terreur » qui dominaient la faune d’Amérique du Sud…Je suppose que le reportage existe puisqu’il y a eu confusion dans les commentaires. je ne manquerai pas de vous en informer!

A voir (très rapidement) en replay sur France 5: « Sur les traces de l’arche de Noé »

« Depuis des siècles, l’arche de Noé a animé d’innombrables débats au sujet de son existence ainsi que de celle du déluge et de ses conséquences. Grâce aux technologies modernes, les experts parviennent à élaborer des théories. »

Voir le documentaire

De plus en plus de croyants évangéliques ne sont pas dérangés par le fait que le déluge universel n’ait jamais existé!! Et ils continuent pourtant d’affirmer l’inspiration et l’autorité de toute la Bible, y compris des 11 premiers chapitres de la Genèse.

 

C’est que le message est ailleurs que dans la vérité historique de ce récit.

C’est ce que vous découvrirez en parcourant les 19 articles de la catégorie déluge de ce blog!

Bonne lecture!

« La génomique pour une médecine prédictive et personnalisée »

« Les progrès dans la compréhension du code génétique humain et d’autres marqueurs permettent d’anticiper l’apparition de certaines maladies. »

Article de Joël Ignasse de Sciences et avenir

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« Les souris dans les pas des Vikings »

Article de Joël Ignasse de Sciences et avenir

« Lorsque l’être humain migre, les populations de souris suivent ses traces. C’est ce que révèle une étude portant sur l’ADN mitochondrial de ces rongeurs. »

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Et le « péché originel » dans tout ça? (1)

Bruno Synnott, pasteur évangélique québécois, développe en ce moment sur son blog ( le « Big Bad Bruno ») une série d’articles tous plus passionnants les uns que les autres à propos du péché originel, de la remise en question de la conception augustinienne traditionnelle.

 

Je suis toujours en pleine réflexion sur cette question et j’aimerais simplement vous faire partager les différentes sources dont certaines sont disponibles sur internet qui me donnent matière à réfléchir.

 

Dans un dernier article, Marc et Bruno Synnott discutent de la signification de l’arbre de vie de la Genèse. Lorenet Déborah Haarsma ont écrit un petit article résumant trois interprétations « traditionnelles » de l’arbre de vie. Pour être très franc, aucune de ces interprétations ne me convient tout à fait.

 

En lien sur ce blog, vous trouverez  le blog de Steve Martin « un dialogue évangélique à propos de l’évolution. » Ce blog a été pour moi une mine de ressources. Steve Martin a publié une série de « e-books » accessibles à tous dans lesquels il a demandé à plusieurs théologiens et/ou scientifiques de débattre à propos de sujets délicats. L’un de ces e-book concerne le péché originel. Denis Lamoureux (biologiste et théologien évangélique), George Murphy (physicien et théologien luthérien), Terry Gray (scientifique investi dans l’American scientific affiliation) et David Congdon (théologien formé au Princeton theological Seminary) échangent leurs points de vue.

 

Voici ce que Denis Lamoureux écrit dans Evolutionary Creation concernant le péché originel

 

« Une approche du péché originel dans le contexte de la « création évolutive » soulève un certains nombre de questions. En particulier, le polygénisme graduel (l’humanité est issue d’une population et pas d’un couple unique) nous pousse à considérer à nouveau la doctrine traditionnelle du péché originel. Il faut ici souligner que la formulation des doctrines comporte un élément humain, et que celle-ci doit toujours être ouverte à une reformulation en fonction des progrès de la connaissance de l’Ecriture et de la science. De façon très significative, la catégorie « péché originel » ne se trouve pas dans la Bible.Cette doctrine a été formulée par Augustin (354-430) à une période où la création de novo (création miraculeuse  directe d’Adam et Eve dans un état adulte) était la science de l’époque. Pendant la plus grande partie de son histoire, l’église a soutenu fermement sa compréhension du péché originel, mais aussi cette compréhension scientifique ancienne des origines. Il nous faut donc reconsidérer la doctrine d’Augustin maintenant que nous avons accès à une meilleure compréhension scientifique des débuts de l’humanité. Cette situation est comparable à la réinterprétation des passages faisant référence à une terre immobile. Cette réinterprétation a été consécutive au rejet du géocentrisme par les astronomes du dix septième siècle.

 

A la lumière de la découverte des origines évolutives de l’homme, nous proposons une nouvelle formulation de la notion de péché originel. Le premier point consiste à séparer le message spirituel de Genèse 3 –tous les hommes sont pécheurs- des motifs anciens sous jacents que sont la création de novo et la perte d’un âge passé idyllique. Il est évident que la conception d’Augustin du péché originel était intimement liée, sinon confondue, avec ces paradigmes historiques et scientifiques anciens. Deuxièmement, la création évolutive place la vérité du péché universel de l’homme dans un contexte scientifique moderne- l’évolution graduelle de l’humanité. Vue de cette façon, l’entrée du péché dans le monde n’a pas été un événement ponctuel commis par deux individus. Le péché originel s’est au contraire manifesté graduellement et mystérieusement au long des nombreuses générations qui ont conduit aux êtres humains par un processus évolutif graduel.

 

Il est certain que le polygénisme graduel est une notion dérangeante pour la plupart des chrétiens. Ceci suscite très souvent trois objections en ce qui concerne la compréhension de l’origine de l’homme. Toutes ces questions sont légitimes, mais ont toutes trois une réponse :

 

  • Si Adam n’a jamais existé, alors il n’a pas péché et il n’était pas nécessaire que Jésus meure sur la croix.

 

  • Si nous ignorons exactement quand l’image de Dieu et le péché sont « entrés dans le monde », alors ces caractéristiques spirituelles n’existent pas.

 

  • Si les caractéristiques spirituelles humaines se sont développées pendant de nombreuses générations, alors la destinée éternelle des créatures « de transition » est problématique. »

 

Dans un prochain article, nous verrons les réponses données par Denis Lamoureux. Stay tuned !

 

« Une espèce d’Hominidé découverte en Chine ? »

« En Chine, des fossiles humains uniques, il y a 14 000 ans… Les hommes du Cerf Rouge à l’assaut de l’anthropologie… Une étude sur des fossiles retrouvés en Chine montre que ces « hommes » datés de – 14 000 ans ne ressemblent à aucune espèce connue à ce jour. Ils ouvrent de nouvelles perspectives sur l’évolution récente et le peuplement de l’homme en Asie. « 

Article de CR pour Hominidés.com

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